La marche afghane

Paix intérieure et de la confiance en soi grace à la régénération respiratoire

Synchroniser ses pas avec la respiration permet de marcher vite sans se fatiguer car les globules rouges et toutes les cellules du corps reçoivent une quantité d’oxygène bien plus importante.

Les chameliers afghans durant leur nomadisation parcouraient 700 kms en 12 jours, autrement dit 60 km/jour.

Il s’agit de marcher en synchronisant son pas et son rythme respiratoire :

Le premier des rythmes de la marche afghane, l’exercice de base (dit 3/1/3/1). Durant tout le processus compter mentalement.

  • inspirer par le nez sur les 3 premiers pas,
  • garder l’air dans mes poumons au 4ème pas (apnée à poumons pleins),
  • expirer immédiatement après sur les 3 pas suivants (toujours par le nez),
  • rester poumons vides d’air sur le dernier pas (apnée à poumons vides),
  • recommencer le cycle de la même façon, ce rythme de marche permet un rythme assez rapide.

Ce rythme peut être maintenu sans inconvénient sur une distance importante, et même pendant une randonnée.

Autres rythmes à expérimenter :

Pour développer notre capacité thoracique, il est possible d’intercaler le rythme de base 3/1/3/1,  entre d’autres rythmes :

  • 10 fois le rythme de base 3/1/3/1,
  • passer aussitôt après, au rythme 4//4/2, avec temps de pause à poumons vides dès la fin de l’expiration. Autrement dit :
  • inspirer sur 4 pas,
  • expirer aussitôt après sur les 4 pas suivants,
  • rester poumons vides d’air sur 2 pas,
  • recommencer 10 fois.

Le rythme 4/2/6/2 (Ce rythme soulage le cœur et évite l’accélération cardiaque.)

Terrains montants : il est conseillé faire autant de pas sur l’inspiration que sur l’expiration sans rétention à plein, ni à vide, par exemple 3//3 puis 2//2 en fonction de la pente.

Terrains plats ou descendants : l’allure peut devenir encore plus soutenue, jusqu’à 8 à 9 kilomètres à l’heure ! En moyenne c’est 6 à 7 kilomètres à l’heure et ceci en étant parfaitement à l’aise : 4//6 (ou 3//5, 5//7…)

  • inspirer, par le nez, sur les 4 premiers pas,
  • aucune pause à poumons pleins,
  • expirer aussitôt sur les 6 pas suivants,
  • aucune pause à poumons vides.

Ce rythme procure une sur-oxygénation plus intense que les précédents. Il s’ensuit un état souvent euphorique, le paysage défile, la douce sensation de marcher sans effort avec plaisir s’installe en nous. Car cette façon de marcher met aussi le mental au repos et apporte un grand calme intérieur.

Sources à explorer : Marche afghane au QuebecLa Respiration, un allié à découvrir, Roberto VAN NIJNATTEN.

Image : No-longer-here de Pixabay