confiture

La pleine conscience pendant le confinement

Me voici, entamant la nouvelle phase de ce blog, nouvelle adresse, au revoir calapalo-sophrologie.fr, bonjour camille.chenal.net. Une page vient de se tourner, et une nouvelle de se créer. Pour rebondir, voilà que j’assume maintenant pleinement de signer mon abondante littérature en ligne… Je vais continuer à vous abreuver dans la thématique de l’attention à soi, attention à l’autre et au monde.

Allez, on est tous dans le même bateau, pardon, sur la même terre, et on se partage les même microbes… Ceux-ci défient les frontières, et celles de notre corps aussi.

Mais que vient faire la confiture là-dedans ? La conscience des ses gestes… C’est important aujourd’hui, car nous devons faire attention à nos mains, ne pas nous gratter le visage, etc. faire attention à ce que nous touchons… pour éviter la contamination.

Regardez bien la photo. Il y a 3 verres. Dans ma petite famille, nous plaçons en général nos verres dans la cuisine, sur les petits dessous de verre très sympas pour les reconnaître et reprendre son propre verre sans mélanger nos microbes. Mais voilà. J’ai posé un pot de confiture à la place de mon verre sans faire exprès. Et puis, j’ai continué, mais quand j’ai voulu ranger mon verre sur son joli dessous de verre, la place était prise par un pot de confiture, qui aurait dû être rangé dans le placard. On en fait tous des geste automatiques comme ça. Une de mes amies a même mis ses pantoufles au frigidaire.

Mince alors, mais pourquoi on perd la boule comme ça ? Parce qu’on pense à autre chose, et que le geste est automatique.

C’est pas trop grave d’automatiser ses gestes, c’est même indispensable, sinon on n’arriverait pas à marcher, ou à lire, écrire. Bref, notre cerveau rentabilise ses actions. En vieillissant, on devient même super efficace de ce côté là, moins d’énergie utilisée, plus d’automatismes, une meilleure gestion de son cerveau ! Hum, mais moins on utilise ses neurones, plus ils s’étiolent. Alors, je ne peux que vous conseiller d’utiliser une méthode largement éprouvée de nos jours : la pleine conscience.

Et là, c’est le défi, parce que la conscience, on aimerait bien la mettre sur automatique en période de confinement. S’abrutir, ne pas trop penser pour ne pas partir dans une anxiété démesurée, toutes les stratégies vont se mettre en place. Si seulement on savait hiberner, et hop, je me réveille quand ce cauchemar est terminé, sachant que des petites fées sont intervenues pendant mon sommeil pour aider sur les devoirs des loulous, n’est-ce pas ?

Je vous propose de pratiquer la méditation de pleine conscience, car cela permet de s’ancrer dans le présent, la présence, de ne pas partir dans le flux des pensées, automatiques, anxiogènes, ressassant le passé, anticipant ce qui arrivera (ou pas), et permettant la pleine connexion avec son corps, ses sensations.

Le petit exercice que je propose sera basé sur le pot de confiture pour moi, mais vous pouvez trouver mille et une variantes sur mesures pour vous même.

Assis à table, avec mon pot de confiture sur la table, je prends le pot dans la main, et je le repose.

Puis et visualise ce geste dans ma tête.

Puis je visualise que je le range.

Puis j’ouvre les yeux, et je range le pot de confiture, en pleine conscience, c’est à dire que je fais attention à ce que je fais, j’essaye de me rendre compte de ce que je fais dans le plus de détails possibles, mouvements de la main, sentir le pot dans ma main, mouvements de mon corps, … etc.

Le pot une fois rangé dans l’armoire, j’élargis mon focus, comme si je dé-zoomais avec un appareil photo, je regarde mon pot de confiture dans l’armoire, et toute l’armoire, et prend conscience de celle-ci dans la pièce, dans l’appartement, dans mon immeuble, dans ma rue, ma ville…

Et voilà, à renouveler autant de fois que vous y penserez !